25 juillet 2008
Mille kilomètres… Doux Jésus !
R – Hé m’man, j'crois bien qu’t’as un ticket avec Mr de C.
QM – N’im-por-te-quoi !
R – Ouh la menteu-zeu elle est amoureu-zeu !
QM – (soupir) Je commence à regretter de ne pas avoir pris un billet d’avion. Faire 1000km à tes côtés, coincée dans cette voiture… rien que d’y penser je sens une migraine atroce pointer.
R – Boh nan qu’c’tu racontes. Ca va être l’éclate totale !
QM – Moui. L’éclate totale. Un doute m’assaille.
R – Boh si ! Aller, en voiture Simone !
QM – (soupir)




Ca va être l'éclate totale moi je dis !
A bientôt les Gens ! Prenez soin de vous.
Gros bisous,
~Rod
19:12 Publié dans Rod se promène... | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
16 juillet 2008
Des mots comme une petite musique
Vous savez tout de moi les Gens ; je n’ai aucun secret pour vous ; vous voyez à travers moi tel le héron au travers l’onde cristaline, guettant la truite arc-en-ciel, frayant, inconsciente petite créature de Dieu, dans la fraicheur des torrents des vertes vallées du county de Steamboat Springs.
A livre ouvert.
Tiens, justement, parlons livre, plutôt qu’écrire des conneries.
Vous connaissez la fascination qu’exerce sur moi :
petit a) les femmes (aka pupuces sweethearts),
petit b) la littérature nord-américaine.
(plus le temps passe, plus l’ordre s’inverse)
(ça tourne à sweathearts…)
En des temps anciens, j’avais écrit un post sur The Great American Novel.
Conséquence d’être devenu un Vieux Monsieur (v’savez), on vient désormais me consulter pour ma sagesse, lorsque je suis assis au pied du grand chêne.
(MAIS PUTAIN FOUTEZ MOI LA PAIX JE PEUX PAS RESTER 5MN TRANQUILLE CASSEZ VOUS BORDEL !)
Autre conséquence : l’évolution de mes goûts en matière de littérature. Bah ouais. Plus le temps passe, et plus certains auteurs prennent une place prépondérante dans mes lectures. Ceux de la « Petite musique ». Tous ces auteurs qui écrivent en mode mineur, la prose simple, l’argument s’éloignant peu de la vie de tous les jours. Les Neil Hannon de la littérature.
C’est lancinant. Parfois un poil déprimant (c'est la vie) et certainement chiant si on y cherche, en vain, l’illumination, le tragique et le dramatique.
Donc forcément, ça passe ou ça casse. Moi ça passe. D’autres n'y verront pas le moindre intérêt…
(ceux qui, sans doute, gardent encore quelques illusions)
(les chanceux, quoi :)
Bref, genou à terre :
(si vous avez des idées, passez les moi)
(le dernier ricain que vous avez abandonné en cours de route)
(parce que vous, sans doute, vous êtes encore un peu foufous)
20:36 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
02 juillet 2008
Tonight we fly
(com’on buddy, let’s…)
En une seconde à peine, la messe était dite. Une phrase a suffi. Le temps qu’elle imprègne mon âme (d’autres diront : mes neurones) (anyway) et c’était fait. Tout s’est envolé. Pfoup. Disparu. Je suis resté un peu KO, changé, sans bien comprendre ce qui m'arrivait. Et puis, soudain, c'était clair : j’étais devenu un vieux Monsieur (d’autres diront : un adulte) (anyway).
Il fallait bien que cela se produise un jour, me direz vous ? Il est même bien tard...
Ouais. Je sais.
Mais j'aime pas.

Alors je veux prendre le grand avion (d’autres diront : fuir) (anyway). Mater les hôtesses entre mes cils mi-clos. Un whisky on the rocks ; à ras bord les glaçons s’il vous plait Mademoiselle ; Merci vous êtes un ange. Sortir du parking dans une ricaine, et prendre la One-O-One dans la douce torpeur du jet lag. Cruiser gentiment entre les banlieues de cubes de bois. Prendre Hyde, plutôt que Van Ness. Juste pour monter et descendre les collines. Nob Hill, Russian Hill. M’engouffrer sur le Golden Gate au rythme des plaques de béton sous les roues toudoum toudoum. Tourner à droite et grimper grimper grimper jusqu’aux Marin Headlands. Me garer. Respirer le vent. Embrasser la ville. Et dire adieu à ma jeunesse. Sans rancune.
17:41 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note





