« 2007-11 | Page d'accueil
| 2008-02 »
12 décembre 2007
Ich hab noch einen glühwein in Frankfurt
Mais je suis versaillais. Exotique. Alors j’amuse. Je fais le joli cœur avec les filles, pure politesse et service minimum : elles ont le regard castrateur. La rumeur court que je suis monarchiste européen, militant d’un nouveau Saint-Empire-Romain-Germanique. L’Europe, ici, c’est sérieux. Je fais sourire, j’en joue.
Je me rends compte soudain que mon costume est gris souris, lui aussi. Cela me fait rire. Je passe une bonne soirée.
Demain j’irai flâner dans Sachsenhausen. Visiter cette expo branchouille peut-être ? J'ai bien aimé la pub dans le parc.
Puis je passerai le Main et me plongerai dans la foule du Römerbeg et de la Paulsplatz, entre pains d’épices, saucisses grillées et bretzels géants. Une tasse de glühwein à la main, je zigzaguerai entre les vieilles dames, affublées de bois de cerf en feutre rouge.
Je commencerai à me geler un peu les, alors je retrouverai mes hôtes. Le petit n’aura pas encore fini sa sieste. On me proposera un thé bien chaud. On parlera des gens de France et de Vienne.
Et puis j’irai fumer sur la terrasse. Sur la vieille fabrique, dans la cour de l’immeuble, j’apercevrai quelques traces d’une enseigne en lettres gothiques. J’imaginerai les ouvriers, femmes en fichus et vieux boiteux, se précipiter dans les caves, au hurlement des sirènes de 44. Je rêverai de l’Allemagne d’Isherwood, de celle de Döblin, du KuDorf de mes vingt ans… Ich hab noch einen Koffer in Berlin…
Je trouverai que j’ai de grosses fesses.
11:30 Publié dans Rod se promène... | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note
05 décembre 2007
Une histoire de croupes et de cravaches
J’ai une confiance très limitée dans les chevaux, et ce depuis que l’entier que je montais ait grimpé sur une jument en plein manège ; sachant que, entre l’entier et la jument, se trouvait ma copine So. Vous voyez la scène. J’ai trouvé l’épisode très distrayant, jusqu’à ce que je me prenne une soufflante par le maître de manège, car, bien entendu, tout était de ma faute, que je ne tenais pas ma monture, et gnagnagna, et gnagnagna. Bon, je ne voudrais pas être vulgaire, mais elle tortillait de la croupe cette petite garce (la jument, pas ma copine So). Et les mâles, vous savez…
Bref.
Donc je sentais moyen cette journée chevaline à l’invitation de Melle P.
- Non mais tu sais P j’ai une confiance très limitée dans les chevaux, et ce depuis que…
- On s’en fout. Tu passes me prendre à 14h. clic.
Je ne sais pas résister aux femmes. C’est ça mon problème.
Je plaisante (pour une fois). Je sais resister aux femmes, j’aime beaucoup les chevaux, et j’adore les courses (et le polo), surtout quand le cheval de Melle P gaaaaaaaaaaagne !!! Youpiiiiiiiii CHAMPAGNE !!!
Bon, ok, c’était une obscure course de province, mais on était les stars de la tribune des propriétaires. Ben ouais. Et vous savez à quel point j'aime me la péter.
Le méga stress :A la fin du premier tour elle est 6ème et puis tougoudou tougoudou elle remonte et gagne 2 places tougoudou tougoudou elle remonte encore et pointe 2nde tougoudou tougoudou et dans les 20 derniers mètres tougoudou tougoudou elle gaaaaaagne !!!!
Accessoirement, le jockey (et sa cravache) ont *beaucoup* plu à Melle P, frustrée que le pesage ne se fasse pas comme pour les taureaux.
Cette fois, je pense que personne n’a les larmes aux yeux ;)
21:50 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note












