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30 janvier 2006
Tu l’as déjà tiré ?
Cela faisait bien longtemps que je n’avais vu de jeunes gars se tirer les uns les autres, alors, l’occasion m’étant donnée dimanche, je me suis précipité…
Orf orf orf. Je parle d’escrime, bien entendu. Orf orf orf. Se tirer c’est comme ça qu’on dit. « Tu l’as déjà tiré lui ? » « Non, pas encore eu l’occasion, mais j’espère bien le tirer bientôt ». Orf orf orf.
Voilà voilà.
Pathétique ?
Je sais.
Mais vous savez moi je n’ai pas l’humour finaud (au cas où vous ne vous l'auriez pas encore remarqué :)
J’adore l’escrime. C’est un de mes sports préférés, je me suis donc précipité dimanche au stade Pierre de Coubertin pour l’épreuve française de la coupe du monde de fleuret : le challenge international de Paris.
Vous vous y connaissez un peu en escrime ? Fleuret, épée, sabre, ça vous parle ? Un petit rappel au cas où (s’instruire en s’amusant) :
* L’épée : on touche avec la pointe de son arme, partout sur le corps, y compris le masque, les mains ou les pieds.
* Le fleuret : on touche également avec la pointe de son arme, mais uniquement sur le buste.
* Et enfin de sabre : on touche avec toute l’arme, pointe et « tranchant », sur le haut du corps, bras et masque compris.




C’est l’équipe italienne qui l’a emportée :( devançant une valeureuse équipe de France menée par notre champion olympique Brice Guyart, l’Allemagne prenant la 3ème place.
J’ai passé un super dimanche. C’est chouette l’escrime.
Bien.
Vous n’en avez rien à péter.
Vous n'en avez rien à péter ne mentez pas je vous connais.
Alors, voilà, j’ajoute cette photo, prise au détour d’une salle d’entraînement, tout spécialement pour vous :
C'est tout de suite plus intéressant vu comme ça l'escrime, hein les filles ? (et certains garçons ;)...
:)
21:25 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (89) | Envoyer cette note
27 janvier 2006
Mon paquet à la mode de Sydney
Yesssssss !
Sachez mes petits cœurs que les Aussies sont des p’tits gars de confiance ! Regardez ce que le facteur m’a apporté :
Oui, vous avez deviné, car vous êtes des lecteurs fidèles (si ce n'est pas le cas : 1/ shame on you 2/ vous pouvez vous rattraper en lisant ici puis là), j’ai reçu mon premier AussieBum ! le #6, le champion des mâles à la queue de mille couleurs :
Bon, j’imagine que vous vous faites cette réflexion : « C'est pas gagné ». Exactement mon sentiment à l’ouverture, alors, ni une ni deux, j’ai valsé le jean, le sweat et le boxer, tout en enfermant Hem’M dans la penderie (j’arrive plus à la tenir sinon, mon corps la rend folle).
Je vous passe toutes les photos du striptease qui n’intéresseraient personne pour en arriver à l’essentiel : mon cul dans l’Aussiebum.
Vous l’avez voulu, le voici :
Alors ? C’est pas si mal non ?
Côté appendice ça donne ça :
Alors ? C’est pas si moche, si ?
Bon, mais réservez votre jugement définitif mes petits cœurs, l’aventure AussieBum n’est pas terminée : Comme prévu j’ai commandé le #4, le vert, celui de Gus et Plouf, et j’attends toujours que le #5, celui des girls, soit de nouveau en stock...
Alors, à suivre…
22:45 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (133) | Envoyer cette note
25 janvier 2006
Brad est foutu : Angelina adore ma cuisine
J’ai organisé un super dîner Grand-Genre chez moi samedi soir (on était 4).
Une réussite totale, et en toute modestie ;)
La principale convive était I-- ma vieille copine de 20 ans (y'avait aussi son mari mais c'est pas grâve, je ne suis pas jaloux).
Comme je voulais recevoir tout ce petit monde avec les honneurs, je me suis décarcassé question cuisine : j’ai fait des « chauds-froids de foie gras & pommes de terre à la vinaigrette de noix » suivis de « coquilles Saint-Jacques et queues de langoustines au vin de Chablis » accompagnées d’une « salade de frisée, scarole & feuilles de chêne aux pignons ».
Un régale ! Tout le monde a adoré ! Je n’ai eu que des compliments, que j’ai acceptés sans vergogne vu que, quand même, j’avais fait la vinaigrette de la salade *moi-même*.
Et puis regardez la super jolie table que j’ai dressée ! Elle est super jolie hein ?
Ultra vantage. Comment j’étais trop fier. Une gonzesse n’aurait pas fait mieux :)
Et vous remarquez ? J’ai mis des serviettes rouges. Alors après vous ne pourrez pas dire que je n’ai pas de sympathies à gauche !
:)
22:20 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (128) | Envoyer cette note
23 janvier 2006
Les grandes plaines du Wyoming

Je n’étais pas tenté par Brokeback Mountain. J’ai lu il y a deux ou trois ans la nouvelle d’Annie Proulx et ces histoires de garçons qui embrassent des garçons alors que ce ne sont même pas des filles … :°)
(il me semble que je l’ai déjà sortie celle là :°)
Mais bon finalement j’ai eu cet après midi 2h à tuer, coincé à proximité de la Grande Bibli, et donc du MK2, et le seul film dont les horaires convenaient était BM.
So let’s go. De toutes façons rien que pour admirer les grandes plaines du Wyoming et les Bad Lands...
Ang Lee s’en sort honorablement en collant au mm à la nouvelle de Proulx. Gyllenhaal, est décidément très à l’aise (et je ne suis pas prêt de l’oublier cet acteur, fichtre ces temps ci on dirait qu’il ne joue que pour moi !), Ledger en fait peut-être un peu trop dans le marmonnement, mais bon, ça tient la route tout ça…
Mais je ne vais pas vous parler du film. De nombreux blogs en parlent très bien. Chez Dragibus par exemple.
(merci Terence :)
Non à la place je vais vous dire pourquoi je n’étais pas tenté :
C'est vrai que BM est une jolie histoire et on ne peut que compatir face à cette impossibilité qu’ont les deux garçons à vivre leur amour au grand jour. C'est vrai aussi que l'on ne peut être qu'ému face à la détresse des deux femmes, qui subissent continuels mensonges et tromperies, alors qu’elles sont parfaitement conscientes de « ce qui se passe ». Et d'ailleurs, lesquels des quatre sont les plus à plaindre ? Au moins les deux garçons partagent leur amour, eux.
Maintenant certains parmi vous les Gens le savent, mon frère aîné P –plus exactement mon demi-frère très aîné (20 ans de plus que moi) était gay et vivait aux US. A 30 ans, comme les deux mecs dans le film, P s’est marié. Mes parents ont appris ce mariage à posteriori - mon frère n’était pas du genre à rendre des comptes à cette époque, mais soyons clairs, son homosexualité était connue de tous depuis des lustres. Pourquoi a-t-il fait ça ? Je ne sais trop. Les convenances ? A cet âge P n’était pourtant pas homme de compromission...
Son mariage a duré 2 ans, procédure de divorce incluse. Ils n'ont pas eu d'enfants.
Mon frère n'a pas été un chic type sur ce coup là. Il ne s’est pas bien comporté avec cette jeune femme.
Mais mon frère était un garçon malheureux. Faut pas lui en vouloir.
23:25 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (76) | Envoyer cette note
20 janvier 2006
The thing...
Quoi qu’on dise, cela a un côté flatteur d’être désigné comme next maillon d’une chaîne. Là c’est la jolie Mélie, ma marraine de blog lesbienne de cœur qui m’a élu. (Je ne sais jusqu’à quel point le fait qu’elle veuille se taper ma copine Melle P à un rapport mais enfin bon :)
Je relève le défi, Mélie, sauf que trouver 7 réponses à 7 questions, soit 49 items, c’est beaucoup pour un mâle hétéro. C’est épuiser en une seule fois tout mon potentiel de réflexion de l’année ! Donc si tu m’accordes cette licence poétique, je vais répondre une seule fois à chaque question.
Alors :
- La chose que je fais bien :
Les enfants.
- La chose que je ne sais pas faire :
La daube aigre-douce de lapereaux aux airelles du Bas-Poitou.
(Je la rate à tous les coups. La honte)
- La chose que je dis souvent :
Ah non Hem'M pas encore ! Trois fois ce soir ça suffit !
- Le béguin pour une célébrité :
Elle :

(nan c’est pas vrai)
(qu’est-ce que vous êtes crédules quand même)
- La chose qui m’attire chez une personne du sexe opposé :
- La chose qui m’attire chez une personne du même sexe :
Son AussieBum.
- La chose que je veux faire avant de mourir :
M’asseoir et me dire, aller Rod, il est grand temps.
et la suite...
リストを続けるため : Gus
Tiens en passant j’ai déjeuné avec mon cher Terence, qui a visité mon bureau et fait le joli cœur avec ma collègue V. On a parlé de tas de choses et des Gens, tout ça, mais bon moi je suis SUF alors je ne suis pas du genre à répéter hé hé hé. Je dis ça je dis rien hé hé hé.
21:20 Publié dans Le Rod Blog (un blog trop super) | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
18 janvier 2006
Tagada tagada

Bon, dimanche dernier, nous avions envisagé, lecteur 1.90/80.5 aka Terence et moi, de passer notre journée dans ma ville Sainte, capitale de la France Eternelle, à nous balader tanquiloubilou.
J’avais réservé une merveilleuse surprise à lecteur 1.90/80.5 : débuter la journée par la messe de la cathédrale Saint-Louis. Nous nous serions installés dans l’abside orientale où se placent, vous l’aurez deviné, les SUF.
Cela aurait été une bonne surprise pour lui, hein ? Cela vous aurait fait plaisir à vous aussi, hein ?
:)
Bon mais patatra à cause de Melle P, j’ai du annuler :
« -Rod, Chantilly c’est OK pour demain.
- Certainement pas. Demain je suis pris, je vois quelqu’un qui…
- Tu couches avec Rod ?
- Mais non voyons je…
- Donc ce n’est pas prioritaire et c’est trop tard de toutes façons j’ai déjà dit oui à F et à JC.
- Hé mais…
- Oui moi aussi je t’embrasse à demain (clic)
- %## 0# % !!! »
Melle P, c’est un sacré phénomène (Mélie est amoureuse d’elle, quand je lui en parle elle rougit, c’est mignon; Hem'M en est très jalouse, quand je lui en parle, elle écarlatit, c'est mignon aussi :)
Donc finalement je me suis retrouvé à Chantilly. Et vous savez pourquoi, et bien parce que Melle P et son pote JC veulent que j’achète un *cheval* !
Ou plus exactement que je participe en achetant une patte (1/12ème pour ma pomme) (oui les chevaux on 12 pattes).
Sauf que moi, je ne suis pas tellement chaud :
Primo, je me méfie des conseils de JC, dont les pattes gagnent *que dalle*.
Deuxio, l’entraîneur F***E n’a pas dit OK.
Tertio, comme me l’a fait très justement remarquer lecteur 1.90/80.5, je viens déjà de me payer 3 AussieBums.
Mais bon, connaissant Melle P, et tenant compte de ma faiblesse avec les femmes, je crois que je suis cuit.
Enfin, je ne m’avoue pas vaincu SI facilement, et freine des quatre fers (hu hu hu).
10:25 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note
15 janvier 2006
Semper Fi
Je viens de voir Jarhead. Je l’ai vu sur les Champs après avoir déposé Melle P, de retour d’une escapade à Chantilly, que je vous raconterai peut-être.
Bon, Jarhead, ça veut dire littéralement « tête de jarre » et c'est le sobriquet des Marines.
Je flippais un peu à l’idée, je ne savais trop comment j’allais vivre l’expérience, vu le contexte tout ça, hein, vous savez. Mais rien à faire c’était plus fort que moi il fallait que je le vois, et seul, au cas où...
Alors j’ai vu.
(no spoilers) :
Nous suivons un marine (Jake Gyllenhaal), pendant Desert Shield & Desert Storm aka Première Guerre du Golfe, qui vit les Etats-Unis, UN-avalisés, et à leurs côtés les vaillantes troupes françaises, britanniques, saoudiennes, égyptiennes et syriennes (et oui…), lancer une blitzkrieg pour libérer cette grande démocratie qu’est le Koweit, terre de liberté et accessoirement de pétrole, du joug irakien.
Passées les 20 premières minutes traitant de l’entraînement pré-déploiement, qui n’apportent rien, j’ai trouvé le film vraiment très bon : Bonne BO de Thomas Newman, très belle photo, avec des scènes absolument superbes, et les acteurs tiennent la route.
Sans doute Sam Mendes n’évite pas quelques clichés : le sergent instructeur noir (très convenu), le vétéran du Viet-Nam, l’Etranger de Camus, la girl-friend at home (vous vous ne comprenez pas, mais moi je me comprends), mais ceci n’est rien à côté de moments mémorables : La charge des Valkyries, la K7 vidéo de la femme, le dégueuli de sable, la masturbation...
Oh certes ce n’est pas LE film de guerre de tous les temps, Jarhead n’est pas Apocalypse Now, mais bon, il sera dans mon Top 3 2006, ça c’est sur.
En même temps les Gens vous vous dites « Oui mais bon OK, vu le sujet le Rody il mélange cinéma et histoire perso alors c’est pour ça ». Et bien, les Gens, vous avez raison. Car là je fais mon kakou, genre je ramène ma fraise sur le film d’une manière hyper distanciée… Mais autant vous le dire (car si je ne le dis pas ici…) j’ai senti tout au long du film l’émotion monter. Monter monter monter. Pour finalement me sentir totalement submergé dans les dernières minutes, au point de faire une chose qui ne m’était pas arrivée au ciné depuis l’âge de 10 ans, quand Bambi court vers la lisière et *PAN* la maman : me mettre à chialer comme un gosse. Avec des larmes qui coulent et la lumière s’allume et Oh Seigneur il faut que je sorte de cette putain de salle de ciné et puis remonter ces Champs-Elysées à la con.
J’ai remonté les Champs, les yeux braqués sur mes chaussures. Je fais mon deuil, pas à pas.
Semper Fi.
22:10 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note
12 janvier 2006
Dis moi pour quel AussieBoum tu votes et je te dirai qui tu es
Aloooooors, suite à ce so successful concours « Un Aussie pour mon Bum », je tiens à remercier avec solennité tous les votants.
[Je le dis déjà dans un commentaire, mais que ceux qui n'ont pas votés ne se plaignent pas, a posteriori, de voir débouler un certain candidat borgne au 2nd tour des présidentielles !
Quoi l’enjeu n’est pas le même ? Je sais bien ! Mais votez que diable ! (et après on me traite de royaliste, enfin bref…)]
Donc, nous déclarons élu à la majorité des suffrages le #6 :
And then let’s go to the OsyBoum website to order it (commander un moule-b en Australie… ce blog me fait faire de ces trucs quand même…)
Bon, évidemment j’ai une théorie (comme toujours) sur ce résultat :
Notez bien le fait suivant :
Le #6 a reçu les suffrages de 99,9% des lecteurs.
Son dauphin, le #5, a reçu ceux de 99,9% des lectrices.
Maintenant, comparez les deux maillots.
Le maillot des mâles :
Tout plein de couleurs !
Bleu, comme l’azur, l’horizon, l’aventure…
Jaune, comme le soleil, la chaleur, l’affection…
Blanc, comme les petits anges, la tendresse, le romantisme, et oui, la PURETE.
Maintenant regardez le maillot des femelles :
Noir et Blanc. No Comment. Pas de quoi en faire un plat.
Et pourquoi ? Ben car la nana se dit : « On s’en tape du maillot vire le moi fissa pour libérer l’attirail et me posséder fougueusement sur le carrelage glacé de la piscine on est pas là pour parler chiffon bordel ».
Voilà, tout est dit :
Les mecs c’est romantisme, tendresse, cui-cui les petits oiseaux…
Et les nanas, ben elles pensent qu’à niquer.
(Y’a aussi une théorie qui voudrait que le mâle aime avoir sa queue de toutes les couleurs, mais j’y crois pas à celle là).

21:35 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note
11 janvier 2006
Un aussie pour mon bum (*)
(*) expression © Gus.
Okay. Je suis beau joueur et bon perdant, et je confesse ma défaite devant vous tous les Gens.
Dans la compète boxer versus maillot, Plouf remporte la victoire haut la main, et y’a pas photo, comme vous pouvez en juger chez lui, et ici :
Bon alors, c’est pas tout ça, mais faut que je me trouve un maillot maintenant, vu que le boxer Adadas je l’ai mis à mort après moulte souffrances (je suis bon perdant JUSQU'A UN CERTAIN POINT !!!!! )
Alors bon, je surf sur les sites de maillots, je look, je surf, je look… mais je n’arrive pas à me décider. J’arrive pô j’arrive pô.
Alors je souhaiterais le vote du public Jean-Pierre.
Pour aider j’ai fait la pré-sélection suivante, et ce serait sympa les Gens de me dire lequel vous préférez :
Alors ? Je ne me rends pas compte. Lequel est le mieux ? (sachant que j’ai grosso-modo le même physique que le jeune-homme mannequin (j'ai dit grosso-modo :) avec du poil châtain en plus).
Autre soucis, je vois très bien le physique des Aussies : gros machins hyper balaises. Donc problème, est-ce que un M chez eux c’est pareil qu’un M pour moi, où alors cela va bailler à l’entrejambe ? D’un autre côté si c’est trop serré Hem’M risque de le craquer en me l’arrachant comme elle fait toujours…
Ohlala c’est compliqué ! Help ! Help !
10:00 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (99) | Envoyer cette note
09 janvier 2006
The cow is there
Look at that :
C’est mon sweater de cricket, acheté en 89 chez Ryder&Amies, juste en face de King’s College. Cambridge, ville de mon cœur.
Ce n’est pas sensé être joli, c’est juste une fringue de sport, le col vous voyez porte les couleurs du college, comme les polos de rugby, les maillots de foot ou les cravates : Noir et Jaune pour Clare, Bleu et Gris pour Pembroke, Noir & Blanc pour Trinity Hall…

Pas sensé être joli, mais moi j’ai toujours été sensible à l’esthétique college brit. Si vous avez vu Chambre avec vue ou Another country, vous voyez ce que je veux dire. De là me vient certainement mon goût pour le blanc et le beige, au grand dam de mes lecteurs :)
Alors donc la première chose faite, m’installant à Cambridge, fût l’achat d’une tenue de cricket dont il ne subsiste que ce sweater.
Ce séjour outre-Manche est certainement la plus chouette période de ma vie de jeune homme. Difficile à expliquer sans prétention, mais j’ai eu à Cambridge l’intime conviction d’être au bon endroit au bon moment. Sensation rare.
Cambridge n’a été que du bonheur…
Le bonheur de bosser mes cours, allongé sur les pelouses de Trinity, l’œil flânant sur les croupes passantes… le bonheur d’une lourde pinte de pale ale à l’Anchor, devisant dans mon anglais chaotique avec mes potes de l’Anglia-Ruskin-U… le bonheur de ressentir le souffle d’un rowing boat à 8 rameurs, passant juste à l’instant où je franchis la passerelle de Midsummer Common sur mon antique et brinquebalant vélo… le bonheur des longues conversations avec F, assis au bord de la Cam, nous moquant gentiment des touristes titubants sur leurs punts… le bonheur de me faire pipi dessus au Clown’s coffee bar, tant M me fait rire et rire et rire encore… le bonheur de porter cette dinner jacket et de me sentir si Scott-Fitzgerald au May ball de Trinity Hall… le bonheur de la main de S passant dans mes cheveux, « you and your lovely French accent »… le bonheur de fumer ma Craven, assis sur le muret du King’s, l’air de rien… le bonheur… le bonheur…insouciant jeune Rodolphe…

PS. Je dédie humblement ce post à feu mon grand-père maternel, qui a subventionné ce séjour, et l’embrasse avec affection, par delà les arcs-en-ciel.

00:30 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note
























