29 avril 2008
Life on Mars
Plus de temps mes amis. Enfin si, le temps est là, mais il se carapate et je m’essouffle à tenter de le rattraper. Des « contraintes familiales » lourdes (mais qui comptent plus que tout) ; un nouveau boulot qui me pompe (non, Haysi) pas mal d’énergie (première crise de fou rire aujourd’hui ceci dit, à me faire pipi partout dessus, cela pourrait commencer plus mal). Alors je me disperse et personne n’y trouve son compte (On ne te voit jamais. Tu es toujours pris. Tu pourrais au moins appeler. Comment ça t’es pas libre avant le 3 juillet. De cette année au moins ?). Oui, trop de dispersion. Same old Rodolphe.
Alors voilà, décision difficile, mais je vais entrer une fois de plus dans l’ombre de la blogosphère, pour ressortir dans la lumière de la vraie vie. (pfff...)
La dernière pause a duré 9 mois, une bagatelle : un enfantement (Mesdames, je plaisante :) Celle-ci durera … ? Quelques mois ? Quelques semaines ? Un jour sans doute les Anges me feront signe, me murmureront à l’oreille un com'on buddy, let's write. La dernière fois, c’était en revenant du San Francisco de mon cœur, et d'une route de l’Idaho qui y a trouvé sa place. Cette fois là, ce sera peut-être (on en a discuté devant la tour Eiffel clignotante) au retour du Dakota du Sud ou du Nebraska. Peut-être. On verra. Faites confiance aux Anges, quoi qu’il en soit.
En attendant, on se croisera certainement : dans la cathédrale St-L (je serai celui installé deux rangs derrière les SUF), ou dans ce pub de StG-e-L (je serai à la table de ces drôles de gars qui portent tous des chèches, et discourent sur les Bourbons et le Saint-Empire), ou assis tout en haut d’une colline du P d’O (je serai celui qui lit O’Nan, en mâchouillant un brin d’herbe), ou aux abords de la Madeleine (je serai celui accroupi, en train de caresser cet atroce chihuahua) ou sur le port de Cadaquès (je serai celui qui lève les yeux au ciel, au passage d’une mouette, et murmurera en souriant : Fucking waterproof pigeon).
Mais, finalement, c'est peut-être le vrai monde, que je quitte ici, pour retourner vivre sur Mars...
:)
Prenez soin de vous les Gens, mes amis, et du fond du coeur, juste deux mots :
YOU ROCK!!!
~Rod
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15 avril 2008
La symbolique du Lys
Il y a comme ça des questions qui vous obsèdent les Gens. Tous les jours ou presque, vous vous dites :
« Mais quelle est la symbolique qui se cache derrière la fleur de lys des SUF ? ».
S’agit-il de l’oriflamme assumé par ces jeunes et vigoureux poitrails de l’idéal royaliste ?
Et bien pas du tout ! Que nenni. Dl’clb.
La fleur de lys SUF n’a rien à voir avec celle de nos Rois bien-aimés. Cette dernière nous la portons, comme tout un chacun, dans nos cœurs :)
C’est le symbole choisi par Baden Powell, dès la fondation du mouvement scout. Il s’est inspiré de celle qui indiquait le Nord sur les anciennes cartes britanniques ; point de repère du pilote, du guide et de l’éclaireur.
Les trois pétales rappellent le triple engagement de la Promesse, les trois principes et les trois vertus.
La couleur diffère selon les mouvements. Celle choisie par les SUF, mi-partie de blanc et de noir, symbolise le bien vers lequel nous essayons de tendre, et le mal qui nous retient car nous sommes faibles. Si si.
Cependant, l’enclave que le blanc fait dans le noir, et vice-versa, rappelle qu’il faut rester humble dans ses jugements, car tout le bien et tout le mal sont rarement d’un seul côté.
Amen.
19:56 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (62) | Envoyer cette note
10 avril 2008
Where do I begin ?
La comtesse d'H - Cela a du te faire drôle.
R - Non finalement, pas plus que ça. Je nous revoyais, un peu partout. Je me suis assis à droite des marches de la Coït.
LcdH - Tu t’asseyais à gauche.
R - Le matin quel bonheur d’aller fumer une clope sur le trottoir de Mason, devant le San Remo, et j'y buvais mon café en croquant un cookie. Toujours ce petit vent. Je regardais passer le gens. On se faisait des sourires.
R - Qu’est ce que je me suis marré avec le coup du passeport au moment de l’embarquement ! « MON PASSEPORT EST TOMBE DANS LA GRILLE D’AERATION MON PASSEPORT EST TOMBE DANS LA GRILLE D’AERATION !!! » ahahah :))))))))
LcdH - Ohlala la panique et toi qui te marrais comme une baleine espèce de rat je vous voyais déjà tous partir et moi coincée là j’étais hystérique !
R - Ahaha qu’est-ce que je me suis marré, jamais autant dans ma vie je crois. Et puis quand tu as tapé ton code de CB sur la calculette de la dame qui te montrait le prix avec les taxes ??
LcdH - Oh ouais la honte. Des fois vraiment je suis une buse.
R - Trop de consanguinité dans ton ascendance.
LCdH - Ahaha :))) Tu peux parler, toi !
R - Je crois, oui. Enfin, faudrait lui demander.
LcdH - C'est un nageur dis-tu ?
R - Je te vois v’nir toi et tes gros sabots.
LcdH - Demain ne m’intéresse pas. Tout ce qui compte c’est aujourd’hui. Les gens sont obnubilés par demain, ils ne pensent qu’à ça. Du coup ils passent à côté d’aujourd’hui. Et puis le lendemain ils remettent ça.
R - Tu es la sagesse incarnée.
LcdH - Oui je sais.
R - C’est nouveau.
LcdH - Oui. Ca date d’hier.
R - :)
LcdH - Je pense souvent à P et à C.
R - Moi aussi.
LcdH - Je crois que j’étais un peu amoureuse de C.
R - On l’était tous. Chacun à sa façon :)
LcdH - :)
R - C’est quoi ce cd ?
LcdH - Shirley Bassey.
R - Ca va bien avec le whisky.
LcdH - Sois un gentleman, et sers m’en un autre.
R - Allez, raconte moi.
13:36 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
06 avril 2008
What’s the frequency, huh, huh ?

S - (…) et puis après il sera trop tard.
G - Où qu’elles sont mes clopes ?
R - C’est une fixation ou bien ? Trop tard pour quoi ? On n’est pas sur la même fréquence, lapin. Il me faut bobonne à la maison, genre pour repasser mes chemises ? J’ai Soraya pour ça j’te signale.
G - Elle est moche ta ch’mise.
R- Ou c’est juste pour niquer plus facile ? Tu crois que c’est un problème ça ? Tu crois que les mecs qui vivent avec bobonne depuis 25 ans ils ont pas un problème de ce côté-là eux aussi ?
S - Si mais bon le temps passe et puis un jour tu te retourneras, et.
R - Ouais, un jour je me retournerais. Et ?
G - Z'avez vu mes clopes ?
S - Et tu t’apercevras que tu as raté ta vie.
R - :) Sauf que ma vie, elle est déjà réussie.
G - L’important c’est d’aimer, pas d’être aimé.
R - :) Toi bois et tais toi.
17:10 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (58) | Envoyer cette note
31 mars 2008
For whom the bell tolls ?
Je me suis longtemps demandé comment on le prononçait, à l’américaine. Sont chiants ces ricains avec leur accent. Au moins à Tokyo, sans piger un mot de japonais, je comprenais le nom des stations de métro, annoncé avant l’entrée en gare. Et heureusement, car circuler en métro me mettait limite en mode panique. Alors, je remerciais les tokyoïtes d’être si silencieux, et attendais avec impatience la voix off qui égrenait les stations. « Akasaka-Mitsuke ». Ouiiiiiii ! J’y suis ! Oh quel pied !
Mais là, comment prononcer ?
Son nom m’est resté en mémoire depuis avril 2004 et son « enlèvement ». Rapport à Armistead, j’imagine. J’aime bien Armistead. Mais je ne vais pas vous saouler, une fois de plus, avec Frisco.
Ce matin, une dépêche Yahoo. Assez laconique, comme d'hab. Elle annonce que l’on vient de retrouver ses « restes », qu’ils sont identifiés, sans équivoque, et renvoyés aux siens. Je lance la vidéo. On le voit en 2004, gamin égaré, assis aux pieds des insurgés cagoulés et kalachnikoffés. "My name is Keith Matthew...". Puis interview de ses parents, so Cincinnati. Ils sont tristes, mais semblent soulagés. 4 ans ont passé. J’imagine que leurs illusions s’étaient envolées. Peut-être. Je ne sais pas.
En tous cas, j’ai bien écouté, et maintenant je sais : on prononce Maôpéne.
Alors je le dis tout haut, et bien correctement : « Matt Maôpéne ».
Comme ça au moins, s’il passe à proximité, il va pouvoir se situer sur le plan.
"Personne n'est une île, entière en elle-même; tout homme est un morceau de continent, une partie du tout. Si une motte de terre est emportée par la mer, l'Europe en est amoindrie. La mort de chaque être humain me diminue, parce que je fais partie de l'humanité, et donc, n'envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi".
John Donne
23:42 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
24 mars 2008
Dieu, tard dans la nuit.
(…)
G - Tu ne crois pas en Dieu en fait.
R - Ohlala. Toi, t’as trop bu.
G - Nan mais sérieux.
R - Ben, ça dépend ce que tu entends par Dieu. Si c’est le vieux Monsieur vautré sur un nuage à moitié à poil entouré d’angelots, la réponse est non.
G - T'es vraiment con.
R - Alors genre l’ectoplasme gazeux qui a droit de vie et de mort sur les petits noirs ? Non plus. Mais si tu parles de ce que Hem’M appelle l’Humanisme, là oui, j’y crois.
G - C’est qui Mémène ?
R - Une jeune femme avec qui j’ai parlé à 5h du mat dans un bar de Pigalle. Elle était folle de mon corps. Mais elle m’a jeté elle aussi.
G - C’est pas pareil être chrétien et humaniste.
R - (sourire)
G - C’est pas pareil.
R - Un jour peut-être elle et toi vous comprendrez. Si vous grandissez suffisamment pour redevenir des enfants.
G - …
R - (sourire)
G - Putain t’es chiant ! Allez, raconte Mémène.
R - Je la soupçonne de sympathies orléanistes.
G - WOW !
(…)
20:49 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
16 mars 2008
We're like crystal. We break easy.
On est fait de cristal, les Gens. Le temps, les maladroits, les malheureux, nous ébrèchent, nous fendillent. Parfois même, c’est la grande fracture. Tchaaaakkk ! Deux morceaux. Sainte-Super-Glue, priez pour nous.
On envie la solide argenterie. Sans voir qu’elle est bien cabossée. Qu’elle est souvent fausse. Que la couche de métal précieux est si fine. Usée aux angles. Qu’elle laisse apparaître la ferraille par plaque.
Oh oui et puis on blesse aussi. On égratigne. On écorche. On coupe. On tranche. On fait pisser le sang.
Alors, on peut s’enfermer dans la vitrine. Bien à l’abri, on regarde le défilé du monde, des danseurs sur une piste. Leur pogo nous terrifie. Leurs gestes sont tellement désordonnés. Certains peuvent nous cogner. Nous faire voler en éclats. Mais ouf, dans la vitrine on est sauvé. Avec les autres bibelots. Tiens, on ne les avait pas remarqués ceux là. Enfin, on les avait oubliés. Comme ils sont empoussiérés…
Où alors on se lance sur la piste, nouvelle boule à facettes. On s’inscrit dans le grand désordre. On joue des coudes. Parfois, on en entaille. Et on tournicote, en fredonnant you shock me to the core you shock me to the core… un sourire insolant au lèvres, bien conscient du grand fracas potentiel, du big bang aux mille étincelles. Oui. Mais quelle jolie fin, non ?
19:28 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
13 mars 2008
One of these mornings, the chain is gonna break. But up until then, yeah, I'm gonna take all I can take.
Comme disait Cre , « J’ai voté Alain Juppé car c’était le seul à porter un projet d’avenir pour Bordeaux ».
Euh, non, je confonds. Reprenons.
Comme disait Cre, « Ah, il s'en passe des choses palpitantes et complètement essentielles sur le Net. Après la chaîne du "qu'est-ce qu'y a dans ton frigo" ou la chaîne du "c'était quoi la troisième ligne de ton vingt-sixième billet", voici la chaîne des "six tocs ou manies". Et c'est grâce à KentuckyFriedChickenBébé que je n'y échappe pas. Je vais bientôt lancer la chaîne des "trois orteils préférés". Ca va être passionnant.”
Six manies passionnantes, voyons voyons…
Je garde mes tickets ciné (d’habitude ils sont dans une boite en marqueterie de Sorrente, dans laquelle se trouve par ailleurs 3 plumes de geai)
Je finis toujours un livre, mais bon, quand il me pompe grave, il atterrit aux toilettes où je le termine. (cette manie est devenue une légende urbaine. vous ne pouvez imaginer le nombre de fois où j’ai entendu, au travers de la porte de petit coin, « Où qu’il est Rodolphe ? » « Entrain de lire aux toilettes, j’imagine »).
J’ai tout essayé, mais je trouve que le mieux, c’est dessus, le nez blotti dans la tendresse du cou. Et accessoirement je ferme toujours les yeux.
Je préfère boire mon champagne dans une coupe, plutôt que dans une flûte. Le dilemme coupe/flûte m’a longtemps obsédé. J’ai tranché. C’est ça, devenir adulte.
Je grimpe toujours les collines, les tours, les donjons, à chaque fois que je me balade dans un lieu nouveau, ou pas nouveau. Les points de vue sublimes renforcent ma vanité.
Je découpe dans les journaux tous les articles qui parlent de Pierre Mauroy ; je les collent consciencieusement dans un album ; et, parfois, je me touche en le feuilletant.
Il fallait six manies, or j’en ai indiqué sept, l’une étant une parfaite invention. Amuse toi Les Gens : découvre laquelle.
Je passe la chaîne à Les Gens (colonne de droite), afin d’étendre mon emprise sur la Blogosphère.
12:38 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note
07 mars 2008
Le prix de l'endive
Le RER C. Je suis vanné. Je ferme les yeux. Tous ces palabres j’en ai ma claque. J’ai joué franc jeu. Je suis trop vieux maintenant pour les compromissions. Et il me reste si peu d’illusions. Dans le monde du travail, je veux dire. Dans la vraie vie, c’est une autre histoire. J’ai marqué des points. Enfin, je crois. "Rodolphe, vous êtes convainquant" (C’est parce que je suis un honnête homme, votre seigneurie). J’aimerais que tout cela se finalise. J’aime bien le quartier. J’y ai des souvenirs. C’est fou quand j’y pense. J’avais 11-12 ans et je prenais le métro comme un grand pour aller seul au ciné. Je sais que j’avais moins de 13 ans car je devais vérifier l’âge limite pour certains films. J’étais bien tenté par les péplums érotiques, genre Caligula de Bon Guccione, vous voyez le genre. Mais interdit aux moins de 13 ans. Alors, je voyais Hair. Fame. Love Story en redif. Puis en fin d’après-m’ je rejoignais mon oncle à son bureau, rue Caumartin. Il passait prendre un whisky au Bar R. J’étais un peu troublé par les fresques. Romaines dénudées justement. Il faudrait que je vous parle de mon oncle. Mais là je suis claqué.
J’arrive enfin. Il est tard. Je jette un œil à mes mails. Je dois décliner le week-end Normand, après le Breton. Les gens sont gentils, et j’ai peur de les fatiguer. Melle P m’engueule. Des spams. Pas de nouveaux commentaires.
Hey …
ca va? im doin pretty good here, i havent blogged in a while but things are doing pretty good. i just havent found the energy to sit and blog as much as last time, we work alot, 14-17 hr days. How is life with u in france?
d.
Un mot de D sur le Livre des Visages. J’ai lu son dernier post il y a quelques jours, après un long, toujours un peu inquiétant, silence. Il y parle, si bien, de la tension dans les yeux des Iraquiens, des caches d’armes *neuves* découvertes presque journellement, de la poussière et de l’épuisement. Je voudrais commenter, mais je n’y arrive pas, je ne trouve pas mes mots. Mais là évidemment il me faut répondre. C’est important. C’est drôle aussi. On ne s’est jamais vu bien sur. Tout nous éloigne (quoi que). Mais, finalement, quand cela ne va pas trop, il vient vers moi, réclame le signe. De l’honnête homme ?
Je demande des nouvelles de sa mère. Elle est croupière à Vegas, ça m’éclate. J’essaie de le faire rire. You know, for us here, same old shit: eating frogs and snails. Ou encore : Maybe because I was a soldier myself (ok French army, don’t laugh). Je ressors ma resucée de garde du Mur : The Russian din’t attack. Coincidence ? Je ne sais pas quoi écrire en fait, mais est-ce si grave ?
Pendant ce temps, au JT du soir, les ménagères parlent de la hausse du prix de l’endive. C’est vrai qu’elle est chère, l’endive.
21:01 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
22 février 2008
På kommunala bibliotek kan man låna svenska och utländska böcker utan avgift; där finns också tidskrifter, språkkurser, kassetter, etc.
- Alors tu m’la montres ?
- Oh nan arrête chuis trop timide.
- Aller quoi, j’vais pas t'la manger.
- Bon ok alors la voilà.
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(consternation parmi les lectrices)
Ceci est une chaîne provenant des lointaines et sauvages rives du Potomac, où vit, de pemican et castors des neiges, Yibus, nouveau Chomedey de Maisonneuve, garçon aux bonnes fréquentations puisqu’il fricote avec la squaw Pluch, assez courageux et/ou inconscient pour me linker par delà l’océan, risquant ainsi la débandade de ses lecteurs effarouchés, comme il fût au temps jadis pour Hem’M et Spher’V, qui, rancunières, m’ont jeté, comme le kleenex mouillé de mes larmes, l’humanisme ayant ses limites.
Proust, sors de mon corps.
Alors, la chaîne est –mais vous l’avez deviné car vous êtes si perspicaces- « montre moi tes livres ».
L’essentiel est là, dans cette chose de style Bernadotte (d’où le titre).
Oooh bien rangé, dites-vous ? Oooh bien empilé, réponds-je ! Et sur trois épaisseurs, ce qui n’est guère pratique. Pas d’essais, traités, bios, etc. Du roman, du roman, du roman, beaucoup de France & US, mais l'Europe a sa part, un peu de Russie, Japon et Amérique latine ; du XIX°, XX°, des contemporains, des VO US aussi. Bref du Boyd-Mishima-Zweig-Fante-delCastillo-Balzac-Hemingway-Sartre-Dahl-Lampeduza-Puig-Mahfouz-Irving.
Addenda spécial Haysi :
1 – Le train de King Dad quand il était petit.
2 – Un Brewster F2A Buffalo.
3 – Des programmes de l’Opéra et une Lola T70 achetée par King Dad quand j’avais une dizaine d’année et qui ne m’a jamais quitté (it’s weird, comme dirait Claire Fisher).
4 – Une carte de Z, avant qu’il ne revienne d’Irak.
5 – Une carte de C, avant qu’il ne revienne pas d’Irak.
6 – Le billet du Reality Tour de Bowie.
7 – Un souvenir d’Arizona et Patrick en pâte à sel.
Ensuite :
Cette splendeur a été trouvée dans une poubelle (incroyable). Vous noterez la BoiteVivante grâce à laquelle nous communiquons.
Peu de Coffee Table Books chez moi, si ce n’est 4 merveilles :
Deux Vietnam, le Burrows et le Griffiths (me faut le Huet), Lumière de New York de Berts & Aciman (cadeau de Queen Mum ce Noël) et Route 66 de Kittel.
Et puis :
Parlons vrai : ceux là sont en latin, et je ne suis pas en mesure de les lire : J’ai passé tous mes cours, hypnotisé par ma voisine de classe Marie-Lys, l'exposé du prof comme un vague murmure, bise sur mon jeune cerveau plongé dans l’émoi concupiscant.
(Ceci est un mensonge. Il n’y avait que des garçons dans mon bahut, et aucun ne se prénommait Marie-Lys. Je suis une bille en latin. Il est temps d’assumer)
En bas à gauche, vous aurez remarqué quelques BDs :
C'est tout Floc’h (FEIGNASSE !).
J’en ai d’autres en fait, là, dans un placard. Mais question BD je n’ai pas les idées aussi avancées que, disons, en politique, où je suis prêt à admettre que l’on pourra, un jour, pardonner aux Orléans la conduite de Philippe-Egalité. Non, question BD je suis très réac. Donc Tintin, puis Floc’h, avec la tristesse d’avoir perdu Chaland en cours de route. Mais comme Floc’h est une grosse FEIGNASSE et ne sort rien, je n’ai que l’Inspecteur Bayard (Schwartz) comme nouveauté à me mettre sous la dent.
That’s all folks ! Car je ne pense pas que Air Fan compte.
Maintenant une question pour toi, Les Gens.
J'ai 2 points communs avec Cre : une passion pour les animaux poilus (Nate Fisher pour lui/les chihuahuas pour moi), et The Great American Novel . J’avais lu l’essentiel de sa liste, si ce n’est Le Dernier des Savage, de McInerney, et Une voix dans la nuit de Maupin. Dévorés et adorés, depuis. Etrangecreature, lui, m’a offert Sarnia, de Edwards, une merveille absolue. J'aime bien piocher mes idées de lecture chez les autres. Alors, voici ma question : toi, Les Gens, quel est le (les) livre qui tient une place toute particulière dans ton coeur ?
(si tu en as un)
(de livre)
(et de coeur, car je peux citer CERTAINES...)
;)
15:25 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note
17 février 2008
Poupée russe
R – Mais c'est n’importe quoi. Bien sur que je pense à moi et je n’ai absolument pas l’impression de sacrifier quoi que ce soit. C'est comme ça c'est tout.
C – Toi et tes grands principes d’un autre âge. L’honneur et tout. C’est des conneries. C’est une carapace tout ça mon vieux. Et dessous c’est le foutoir.
G – Oh non ce n'est pas le foutoir. Rodolphe c’est une poupée russe. Tu ouvres la poupée, et dessous, il y a la même.
R – Il reste de la vodka sinon ?
23:07 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
11 février 2008
Le bal des Capulet
En quittant le grand salon d'un château de location, pour flâner dans la fraîcheur du parc, les petits s'égaient en piaillant, dans leurs jolis costumes ciel et ambre, les jeunes-femmes rivalisent de chapeaux, les jeunes-hommes bombent le torse,
Ou... tout là-haut, à l’autre bout du monde, le regard perdu au delà du Chao Praya, le vent, l’impression de respirer plus fort, le silence des amis que l’on entend sourire,
Ou... allongé, un après-midi, dans la douceur de septembre, le corps assoupi, disant des bêtises qui creusent les fossettes, s’émerveillant de la longueur des cils,
Ou...
A chaque fois cette foudroyante sensation de bonheur, et l’étincelle au fin fond de l'âme qui dit : « faites que cet instant se fige, qu'il dure toujours ». Mais…
Ou...
22:10 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
02 février 2008
A Wink in Return
Et vous les Gens vous y croyez aux anges ? Mouais, ils ne se manifestent pas beaucoup, c’est ça ? Mais, sans leur parler comme des doux-dingues, vous leurs faites des clins d’oeil de temps en temps ? juste histoire de dire, hey buddy, semper fi…
Les uniformes au camouflage pixellisé, la poussière au cul des humvees , le metal en soundtrack à crever les tympans, la terreur dans les yeux des enfants, la conscience du grand gâchis, des âmes fracassées.
Générique.
La lumière se fait. J’attrape mon chèche, me lève. Parmi les quatre personnes à ma droite se trouve DdV. Je cligne des yeux, mais oui, c’est bien lui. Bronzé et bellâtre. Totalement le genre de Queen Mum. Je le suis. Il me tient la porte avec un sourire que je lui rends. Nous sortons. Il salue amicalement la caissière.
J'envoie un texto à Cre qui aime les poils, ce qui n’a aucun rapport.
Et puis je remonte tranquillement les Champs. Et je me dis, c’est quand même rigolo, DdV là, juste à côté, assis à moitié sur mon chèche, et justement, pour ce film là. Cela aurait été Astérix encore…
You know, when your guy talked to the UN – our Foreign Secretary Villepin – Yes Villepine. You know, we were already in Saudi facing the country in columns in our fucking humvees and strikers and all that shit and you know it was to late we were on our way – I know you were, buddy – and nobody was able to stop the machine, even a fucking froggy, the bullet was in the riffle – I know it was buddy.
Et puis en rentrant j’allume une clope devant mon potager, et.
Okay buddyboy I get it now…
Thanks for the wink! Wow. What. A. Great. Fucking. Wink!!
:)
Et vous les Gens, vous y croyez aux anges ?
21:55 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
21 janvier 2008
Willkommen bienvenue welcooooome...
- Allo Rodolphe ?
- Ce n’est pas moi je n’ai rien fait celui qui t’a dit ça est un menteur.
- Doux Jésus ! Rodolphe quand cesseras-tu donc de faire l’enfant ! Je serai à Paris le week-end du 19. Réserve moi ta soirée de samedi.
- Heu, ça dépend. Je suis toujours sur ton testament ?
- (soupir)
J’aime bien embêter Queen Mum.
Une soirée avec Queen Mum et Tante S. En général, je la passe à mâchouiller des mollusques, à l’angle d’une colonne, dans la bruissante halle de Montparnasse. Mais là, non. Soirée surprise. Mon popotin n'a pas foulé les banquettes patinées par ceux (illustres) de la Génération Perdue. Et pourtant il a bien été question d'années folles.
Les comédies musicales... Mouais. Belle. C’est un mot qu’on dirait inventé pour. Elle. C’est d’un gonflant. Ah oui mais là pas du tout. Un vrai bonheur. Interlope. Ebouriffant. Claire Perot/Sally Bowles diablement angélique (et votre serviteur a vu la divine Liza en récital) (bah ouais), Fabian Richard/Emcee qui a tout pour devenir l'égérie de Haysi... et la troupe à l'avenant. Alors, même si le malaise s'installe, distillé goutte à goutte (vous connaissez l'histoire), on en ressort chantonnant, toutoutoutou mein Herr toutoutoutou mein Herr... persuadé que la Vie, après tout, n'est qu'un cabaret.
(les filles ont adoré)
(passablement excitées par les grivoiseries et les petits costauds)
(Tante S nous a suppliés d'attendre le tromboniste '"Hans" à la sortie des artistes)
(ben voyons)
(j’ai mis mon veto)
Malheureusement il était interdit de prendre des photos. Alors j’en ai fait, car je n'ai jamais été très obéissant.
21:10 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
07 janvier 2008
Wild is the wind
Je ne suis guère homme de bonnes résolutions. Comme si nous avions, nous, pauvres petites choses, un quelconque impact sur nos destinées. Des fétus de paille, oui. Et le vent est sauvage. Alors, l'adieu à la fumée blonde, au pétillant breuvage doré, au retour de soirée passé potron-minet... je laisse tout cela à la garde des anges.
Mais je suis homme de vœux. Alors je vous souhaite une belle année 2008 mes amis ! Laissez vous emporter par le vent sauvage. Qu’il vous porte jusqu’au royaume des Gens heureux. D’ailleurs vous voyez, je l’aide, je souffle… ffffffffffffffffffffffffffff…
Merci Plouf pour l'embed. Let the wind bring you back to Idaho.
23:20 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
12 décembre 2007
Ich hab noch einen glühwein in Frankfurt
Mais je suis versaillais. Exotique. Alors j’amuse. Je fais le joli cœur avec les filles, pure politesse et service minimum : elles ont le regard castrateur. La rumeur court que je suis monarchiste européen, militant d’un nouveau Saint-Empire-Romain-Germanique. L’Europe, ici, c’est sérieux. Je fais sourire, j’en joue.
Je me rends compte soudain que mon costume est gris souris, lui aussi. Cela me fait rire. Je passe une bonne soirée.
Demain j’irai flâner dans Sachsenhausen. Visiter cette expo branchouille peut-être ? J'ai bien aimé la pub dans le parc.
Puis je passerai le Main et me plongerai dans la foule du Römerbeg et de la Paulsplatz, entre pains d’épices, saucisses grillées et bretzels géants. Une tasse de glühwein à la main, je zigzaguerai entre les vieilles dames, affublées de bois de cerf en feutre rouge.
Je commencerai à me geler un peu les, alors je retrouverai mes hôtes. Le petit n’aura pas encore fini sa sieste. On me proposera un thé bien chaud. On parlera des gens de France et de Vienne.
Et puis j’irai fumer sur la terrasse. Sur la vieille fabrique, dans la cour de l’immeuble, j’apercevrai quelques traces d’une enseigne en lettres gothiques. J’imaginerai les ouvriers, femmes en fichus et vieux boiteux, se précipiter dans les caves, au hurlement des sirènes de 44. Je rêverai de l’Allemagne d’Isherwood, de celle de Döblin, du KuDorf de mes vingt ans… Ich hab noch einen Koffer in Berlin…
Je trouverai que j’ai de grosses fesses.
11:30 Publié dans Rod se promène... | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note
05 décembre 2007
Une histoire de croupes et de cravaches
J’ai une confiance très limitée dans les chevaux, et ce depuis que l’entier que je montais ait grimpé sur une jument en plein manège ; sachant que, entre l’entier et la jument, se trouvait ma copine So. Vous voyez la scène. J’ai trouvé l’épisode très distrayant, jusqu’à ce que je me prenne une soufflante par le maître de manège, car, bien entendu, tout était de ma faute, que je ne tenais pas ma monture, et gnagnagna, et gnagnagna. Bon, je ne voudrais pas être vulgaire, mais elle tortillait de la croupe cette petite garce (la jument, pas ma copine So). Et les mâles, vous savez…
Bref.
Donc je sentais moyen cette journée chevaline à l’invitation de Melle P.
- Non mais tu sais P j’ai une confiance très limitée dans les chevaux, et ce depuis que…
- On s’en fout. Tu passes me prendre à 14h. clic.
Je ne sais pas résister aux femmes. C’est ça mon problème.
Je plaisante (pour une fois). Je sais resister aux femmes, j’aime beaucoup les chevaux, et j’adore les courses (et le polo), surtout quand le cheval de Melle P gaaaaaaaaaaagne !!! Youpiiiiiiiii CHAMPAGNE !!!
Bon, ok, c’était une obscure course de province, mais on était les stars de la tribune des propriétaires. Ben ouais. Et vous savez à quel point j'aime me la péter.
Le méga stress :A la fin du premier tour elle est 6ème et puis tougoudou tougoudou elle remonte et gagne 2 places tougoudou tougoudou elle remonte encore et pointe 2nde tougoudou tougoudou et dans les 20 derniers mètres tougoudou tougoudou elle gaaaaaagne !!!!
Accessoirement, le jockey (et sa cravache) ont *beaucoup* plu à Melle P, frustrée que le pesage ne se fasse pas comme pour les taureaux.
Cette fois, je pense que personne n’a les larmes aux yeux ;)
21:50 Publié dans Rod News | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
30 novembre 2007
Les perdants de Dieu
Alors, j’y reviens. La faute à la Tzarine. Peut-être pour en finir aussi (peut-être, j'ai dit), mais c’est promis, la prochaine fois, on rigole.
Par où commencer. Par les yeux peut-être. Nous avions tous trois les yeux bleus. Mais d’un bleu si différent, d’une mélancolique opacité de lac pour l’un, distillant la gène, le soupir, le tortillement de doigts ; clair et chantant comme l’eau du torrent pour l’autre, imposant le sourire, la soif de grand air et les jeux de chenapans.
On me parle des miens, on y lit des choses, que mes guignolades ne masquent rien. J’imagine.
On me parle de deuil.
Le deuil est fait mes amis. J’ai perdu le petit buddyboy, j’ai perdu un frère, mon père, une sœur bien avant, des amitiés qui comptaient, et l’amour (so far). La belle affaire. Vous avez coché votre part les Gens ? Ca donne quoi ? égalité ? 4/6 ? 3 de plus ? Je n’ai ni plus ni moins souffert que tout un chacun. La vie est une histoire qui finit mal :)
Alors pourquoi ressasser tout ça ? Pourquoi pas un grand ménage du printemps, emballé c’est pesé.
Passé le fait que mon dernier post parlait moins du deuil que de la difficulté de le partager, Cally est mort, et cela a été dur. Et si j’avais été, à l’instant où je l’ai appris, roulant sur une route de l’Idaho, sans doute me serais-je garé pour hurler comme Régine Chassagne ma rage et mon désespoir. Mais je n’ai pas hurlé, j’ai raccroché. clic. Et le deuil s’est fait.
Celui là en tous cas. Car ce n’est pas la mort de Cally qui revient et revient et revient encore, sur ce blog, c’est autre chose.
Lorsque j’ai commencé à me rendre aux US régulièrement, j’ai renoué avec mon frère installé à L.A. et pas vu depuis plus de 10 ans (mon frère pour l’état-civil uniquement. Trop long à expliquer, on n’est pas dans l’Idaho) et j’ai fait connaissance avec Cally à cette occasion (trop long/pas Idaho).
Tous deux sont nés sous l’argument facile de la mauvaise étoile, enfants malheureux, négligés, ni désirés, ni aimés. Mon frère ne s’en est jamais remis. Noyé par les jours passés, inconstant, tour à tour mélancolique et flambeur, autodestructeur. Mais Cally lui, issu d’un même cloaque, resplendissait de bonheur, de candeur et d’espièglerie. Et j’ai trouvé cela merveilleux. Je me suis dis que, oui, rien n’était jamais perdu, quelques soient les cabossages de la vie, que tout était possible, que personne n’était condamné, qu'on pouvait, qu'on se devait, de vivre dans l’espérance.
Et Cally était l’incarnation de ce sentiment. Alors, quand il est mort en Irak, pour qui, pour quoi, quelque chose d’énorme s’est effondré, tout un monde en moi, remplacé par un vide sidéral :
Mes amis, il n’y a rien à faire, car décidément, Dieu a ses perdants.
Arcade Fire
18:40 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
27 novembre 2007
Should I sort of bring’em all to Idaho?
People don’t understand, bro. I tried, but it’s the way things have to be. I can’t tell the whole story. I can’t explain all’n stuff. I mean, I can tell it, but it doesn’t work. Writing is ok, cuz words are just thrown away and maybe they touch a soul, maybe not. It doesn’t really matter. I’m already far away. But I can’t tell the story to someone, face to face. Cuz you know, if you’re not a moron, or not drunk enough, you realize that it doesn’t work and you just feel pathetic, in the end.
Though. Not totally true. I can tell the story, but I need a very specific instant in a very specific place. Could be, let’s say, during a walk on a long beach like the ones we get in the South-West of France… or a highway crossing Idaho (this is more meaningful for you fucking redneck :) When? At the very exact place, when the road has already been long, and I’ve just reached the middle of nowhere, and I feel the trip’s gonna last sort of for ever, and I think it’s great and I'm a fucking lucky bastard. The car is cruising. Then it’s ok, it’s the right time, cuz I’m nowhere, and you’re everywhere, so I can tell the story, and the words are flying gently and they’re telling your life, and all lives, they’re telling the friendship, and they’re telling the youth, and they’re telling yesterday’s laughs, and they’re brightening the sky, and they make me cry, and they make me smile.
You didn’t manage to walk on my beach buddy, but yeah, Idaho is a right place to tell the story. Yeah, Idaho.
Interstate 15, Idaho, (merveilleuse photo) par Plouf - C. par Jay (non moins) - Soundtrack : Arcade Fire
00:00 Publié dans Les Choses Qui Comptent (vraiment) | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
15 novembre 2007
If you come to San Francsico (and get thirsty)
Oui. Hum. Ne vous pointez pas avec des fleurs dans les cheveux. Les douaniers n’ont pas fait l’école du rire.
(en même temps Plouf s’est fait tripoté l’index pendant une heure, car, *comme par hasard*, la machine à empreinte digitale marchait mal)
(ben voyons)
(moi il ne m’a rien tripoté du tout le douanier)
(à cause de l’alliance d’après Plouf)
(mouais)

Alors évidemment vous connaissez Plouf, il m’a traîné à mon corps défendant dans des endroits de perdition appelés communément « bars ». Comme l’expérience était nouvelle pour moi coughcough j’ai tenu a immortaliser cela
photo © Plouf.

Mario’s, dans North Beach, la tanière.
(après nos longues journées à arpenter les collines, acheter des t-shirts atroces (Plouf), se retenir d’embrasser les chihuahuas partout sur la truffe (moi), on se posait là tranquiloubilou, boire une (genre) Anchor Steam, hypnotisés respectivement par le serveur et la serveuse)
(le serveur c’est le truc flou sur la photo)
(je n’ai pas pris la serveuse)
(je suis trop timide)

Un autre bar de North Beach
(faisait un peu bar à putes)
(on n’y est pas retourné, on est un peu coincé comme mecs)

Le Tosca Café.
(une institution, et bien des souvenirs pour votre serviteur qui l’a écumé au temps jadis de son insouciante jeunesse)
(oui j’ai menti je suis déjà allé dans des bars)
(à décharge nous sommes tombés ce soir là sur le pot de départ à la retraite de Bob) (bastard)

Dans China Town.
(incroyable hein ? je vous jure c’est China Town !)

Loris Dinner dans Girardelli
(le serveur a été très méchant avec Plouf)
(il ne voulait pas lui donner ses French fries)

Le Butterfly, Salt Lake City
(j’en ai déjà causé là, alors je ne vais pas insister sur le fait que j’y ai été absolument gorgeous)

Dans le Mall (orf !) de Salt Lake City.
(en fait ce n’est pas le Mall. Le vrai on l’a découvert à notre retour à SLC quelques jours plus tard)
(entre-temps j’ai envoyé une gentille famille qui le cherchait complètement à l’opposé)

A Garden City, juste à la frontière Utah-Wyoming
(Plouf est resté tout le déjeuner les yeux fixés sur le gars en vert) (c’est agréable)

StarBucks
A French Touch in the American Way of Life
(tu parles)
photo © Plouf

3 Grizzlies, West Yellowstone, Montana
(un seul mot)

Le Million Dollar Cowboy Bar, Jackson Hole, Wyoming
(cowboys, orchestre country et tout)
(on a été invité à danser mais on s’est dégonflé.
on n’a pas tellement de quéquette en fait)
(ou peur du ridicule ?)
(oui, on va dire ça, plutôt)
09:45 Publié dans Rod se promène... | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note












































